La ruée vers les métaux rares

1 octobre 2016
ISF SystExt
Dans son numéro 1419 de septembre 2016, la revue Politis consacre son volet "Ecologie" aux projets extractifs en France et y propose trois reportages sur : la prospection minière métallique en Bretagne, l'exploitation des sables coquillers en baie de Lannion et l'état actuel du contexte réglementaire français. Point commun à ces trois dossiers : un défaut de prise en compte des revendications et des attentes de la société civile, malgré une mobilisation grandissante.
Le collectif Vigil’Oust se mobilise contre le projet minier en informant les habitants [ Vigil'Oust dans Politis]

Dans son reportage La ruée vers les métaux rares, la journaliste Vanina Delmas s'intéresse en particulier au permis d'exploration de Merléac dans les Côtes-d'Armor. Elle y décrit les premières investigations discrètes de la junior Variscan, la prise de consience progressive des populations locales et la mise en place du collectif Vigil'Oust Merléac. Cette association se donne pour objectif d'informer et d'alerter les citoyens sur les réalités de l'exploitation minière et les risques associés. Une impressionante mobilisation s'organise : réunions d'information publiques, opérations de porte-à-porte, mise en place de bordereaux de refus, soirées-débats "Bar à mines", etc. Au fur et à mesure des témoignages, le lecteur réalise que l'origine des désaccords se réside pas seulement dans la mise en place du projet industriel mais plus largement dans la confrontation de deux visions antagonistes du développement.

Mine "propre", "responsable", "verte" ou encore "durable", tant de termes que n'hésitent plus à employer les industriels et les représentants institutionnels pour parler des futurs projets miniers. Vanina Delmas propose une analyse de ces nouveaux concepts en les replaçant dans le contexte français actuel : léthargie de la réforme du code minier, attributions frénétiques de permis d'exploration (cf. outil Panoramine d'ISF SystExt), discours rassurants des autorités... Elle revient à cette occasion sur l'échec de l'initiative Mine Responsable. Extraits et témoignages d'ISF SystExt :

Six mois après le début des discussions, France nature environnement et Ingénieurs sans frontières se sont désolidarisés du groupe de travail. « Quand nous sommes arrivés, nous espérions que la société civile pourrait faire entendre sa voix, raconte un représentant d’Ingénieurs sans frontières. Or, nous ne pouvions pas nous exprimer, et notre travail n’était pas pris en compte. Nous avons été utilisés comme caution écolo et non comme acteurs. »

« Une mine propre n’existe pas, affirme le représentant d’Ingénieurs sans frontières, mais beaucoup de choses peuvent être mises en place pour atténuer les dommages et changer l’image des mines. »


Consulter les articles en ligne (réservé aux abonnés) : La ruée vers les métaux rares et Le mirage de la mine « propre »